Parution de l’ouvrage ‘Habitar maravillosamente el mundo. Jardines, palacios y moradas espirituales en la España de los siglos XV al XVII’

Félix Castello, Vista del Palacio de los Vargas o Casa de Campo, 1637, Museo de historia, Madrid

Dominique de Courcelles, diplômée de l’École nationale des Chartes, conservatrice du patrimoine et directrice de recherche au Cnrs publie, aux éditions Siruela, Habitar maravillosamente el mundo. Jardines, palacios y moradas espirituales en la España de los siglos XV al XVII.

Dans l’Espagne des XVe, XVIe et XVIIe siècles, les grandes expéditions et l’exploration de mondes inconnus font apparaître une conscience nouvelle de la terre et du temps, exprimée au moyen de représentations littéraires et artistiques neuves. Le monde, jusqu’alors clos, se mue en un univers infini. L’art de construire un jardin ou un palais, de narrer un voyage expérimental ou une recherche poétique et mystique, de peindre des paysages et des gloires célestes témoigne d’une renouveau de la perception – philosophique, alchimique, théologique, politique. L’art des puissants et ses architectes acquiert une intention mystique : habiter merveilleusement le monde, en harmonie avec la terre, l’eau, l’air et la lumière du feu, c’est l’habiter tel qu’il est, c’est à dire éprouver en lui la présence divine, voir le monde de Dieu. Habitar maravillosamente el mundo s’inscrit dans une perspective de géométrie et de mysticisme de l’infini et de l’éternel.

Ainsi se confectionne un art hispanique d’habiter merveilleusement le monde qui, depuis la péninsule ibérique, ne cesse, artistiquement, théologiquement et spirituellement, de raisonner dans les nouveaux mondes. L’ouvrage s’articule en quatre parties se consacrant aux palais, jardins et demeures spirituelles, d’Andalousie et la Casa de Campo de Madrid aux Moradas de Thérèse d’Ávila ; aux merveilles de l’univers de Séville à Mexico ; à la mystique des paysages et à la magie de la nature, ainsi qu’à la représentation de l’infini et du désir d’éternité dans le palais de l’Escorial et l’Enterrement du comte d’Orgaz du Greco.


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