Un Ecce Homo attribué à Antonio Arias Fernández et restauré

Antonio Arias Fernández (attribué à), Ecce Homo, huile sur toile, Museo de la Real Academia de Bellas Artes de San Fernando, Madrid

José Luis Requena relate, à l’occasion d’un bref article paru dans le dernier numéro de Ars Magazine, son processus d’attribution à Antonio Arias Fernández (environ 1614-1684), d’un Ecce Homo appartenant aux collections du Museo de la Real Academia de Bellas Artes de San Fernando.

Si c’est en 2015 déjà que le professeur de l’Université Antonio de Nebrija de Madrid, ayant l’occasion de visiter les réserves du musée, commence à y reconnaître, malgré son état de conservation, la main de l’artiste madrilène, ce n’est que récemment, en 2020, que cette œuvre s’est vue restaurée de ses pertes et lésions.

Artiste précoce formé auprès du peintre de l’école madrilène Pedro de las Cuevas (1568-environ 1640), Antonio Arias Fernández reçoit à l’âge de quatorze ans, selon Antonio Palomino, sa première commande, un retable aujourd’hui perdu. Après avoir participé, au travers de quatre commandes reçues en 1639 à l’âge de vingt-cinq ans environ – et dont un seul des tableaux nous est parvenu, Charles Quint et Philippe II – à la décoration du salón dorado de l’Alcázar royal, il se trouve, à partir de 1645, bien établi dans la capitale du royaume, où il dirige son atelier et reçoit de nombreuses commandes. C’est de cette période, et des années qui suivirent, que provient l’essentiel du corpus que nous lui connaissons, à caractère très majoritairement religieux. Ainsi sortirons de son atelier, entre autres, des séries conventuelles telle que celle constituée des onze tableaux de la Passion du Christ à destination du cloître du couvent madrilène, aujourd’hui détruit, de San Felipe el Real.

Bien que, selon Antonio Palomino, il finit par mourir indigent à l’Hospital General, l’une de ses œuvres majeures vient, elle, de retrouver la vivacité des couleurs et la luminosité du teint de ces éclats.


Sources et approfondissements :