Parution de l’ouvrage collectif ‘Murillo in Britain and Ireland’

John Frederick Lewis (d’après Bartolomé Esteban Murillo), Le rêve du patricien, 1832-33, aquarelle et gouache sur papier, Royal Scottish Academy of Art & Architecture, Edimbourg

L’art de Bartolomé Esteban Murillo (1617–1682) a captivé l’imagination britannique des XVIIIe et XIXe siècles. Les riches collectionneurs se disputaient les toiles de choix, les artistes imitaient ses styles et adoptaient ses sujets, et beaucoup d’encre fut répandue en éloge au peintre. Tandis que la popularité de Murillo a décru au XXe siècle, son héritage se perpétue dans les grandes collections publiques des musées britanniques et irlandais – sans égal en dehors de l’Espagne.

Collecting Murillo in Britain and Ireland explore les collectionneurs, connoisseurs, voyageurs et artistes qui ont porté haut l’art de Murillo dans les îles britanniques. Douze éminents universitaires et conservateurs examinent en détail la manière dont le goût pour cet artiste a grandi et évolué au cours de deux siècles. Ils réévaluent les collectionneurs de Robert Walpole et Lawrence Dundas à John Meade, William Eden et Alfred Beit à la lumière de la grande valeur que ceux-ci accordaient aux œuvres de l’espagnol, et examinent en profondeur les premières études de Richard Ford et William Stirling Maxwell. Les réseaux complexes de diplomates, voyageurs et expatriés à Madrid et à Séville sont examinés par des universitaires dont les approches complémentaires soulignent le grand intérêt pour l’art de Murillo à cette époque. Utilisant la richesse des documents d’archives, dont une grande partie est inédite, les auteurs ont projeté un nouvel éclairage sur ces acteurs, leurs collections et leur relation avec un artiste qui a contribué à façonner les goûts britanniques pendant plus d’un siècle.


Sources et approfondissements :